Alors que mes sœurs et frères iraniens et libanais sont à nouveau exposés depuis le 28 février aux bombes et aux balles qui tuent à l’aveugle, je pleure les victimes innocentes et je m’insurge contre les meurtriers, d’abord ceux qui osent tuer au Nom D’Allah, le Matriciel, le Miséricordieux (qualificatifs du Coran) et font de leur peuple des cibles innocentes de représailles, justifiables ou non.

Mais je m’insurge aussi contre l’acharnement du gouvernement d’extrême droite de l’Etat d’Israël ordonnant à l’armée des bombardements meurtriers partout où pourraient se trouver des combattants « ennemis », en particulier du Hamas ou du Hezbollah. Le sort des victimes civiles ne semble guère les préoccuper, ceux qui meurent, qui sont blessés ou qui doivent quitter en urgence leur domicile quand Tsahal leur donne l’ordre d’évacuer. Nos frères libanais savent que s’ils veulent préserver la vie de leur famille, ils doivent obéir aux ordres de Tsahal. Je n’ai pas l’habitude de mâcher mes mots et j’affirme que c’est une trahison de l’enseignement original du prophète Moïse à qui mes frères juifs font référence.

Il y a déjà 300 000 libanais qui ont du quitter d’urgence leur domicile, sans savoir où aller pour beaucoup d’entre eux, ni s’ils retrouveront leur domicile intact. C’est d’autant plus scandaleux que c’est déjà ce qui s’est passé à Gaza et que depuis que Netanyahou est au pouvoir, l’expulsion par la force des arabes de Cisjordanie de leurs terres ancestrales s’est accélérée. Il y a maintenant plus de 400 000 colons israéliens qui oublient cette Parole fondamentale transmise par Moïse : « Tu ne convoiteras pas le champ (ou la terre) de ton voisin« . Je les invite à réfléchir : Netanyahou pour rester au pouvoir a tout intérêt à maintenir le peuple d’Israël dans une situation de guerre permanente et les rabbins ultra-orthodoxes sont des ignorants qui les trompent. Tsahal était à l’origine une armée de défense justifiée par les menaces de leurs voisins, ils en ont fait une armée d’occupation. C’est injustifiable et traumatisant pour les jeunes soldats qui découvrent sur le terrain des actions et attitudes qui révoltent leur conscience.

Ces rabbins s’endoctrinent eux-mêmes à une lecture cadastrale du livre de Josué pour prétendre que YHWH a donné au peuple juif tout le territoire de Canaan, déjà habité par de nombreux peuples, pas uniquement des arabes. Or ce livre est une invention de scribes juifs tardifs et toutes les analyses des archéologues le prouvent. A commencer par ce mythe de l’effondrement des murailles de Jéricho, car elles avaient disparu bien avant l’arrivée du peuple qui a suivi Moïse. Que mes frères colons juifs réfléchissent à leur complicité dans ces crimes et les drames humains subis par leurs frères arabes. Le jour où les généticiens se pencheront sérieusement sur les différences génétiques entre les juifs et les arabes, ils prouveront qu’elles sont minimes et que la plupart de leurs ancêtres sont communs, sans avoir à remonter au-delà de 10 000 ans comme le fait le post 112.

Non, aucun prophète, ni Zarathoustra, ni Muhammad, ni Moïse, ni Jésus évidemment, n’appellent au meurtre d’innocents. Ceux qui croient connaître le Coran, comme ceux qui l’ignorent, se trompent et nous trompent en y voyant un texte appelant à la violence. Et ceux qui voient dans la Bible un texte fiable présentant sans altération le message des prophètes juifs, Jésus compris, sont endoctrinés par des idéologies poussiéreuses développées dans le monde judéo-chrétien. Qu’ils confrontent ce texte aux découvertes scientifiques récentes ou à leur propre bon sens face à ses nombreuses contradictions.

Dans le monde chrétien, leurs clergés les ont endoctrinés dans l’idée que le monde musulman est leur ennemi et que le message des prophètes Jésus et Muhammad sont incompatibles. C’est faux, ils se complètent ! Pour le Coran, l’ignorance de la richesse de sens des racines trilitères de ses versets est générale.

Dans le monde musulman, l’ignorance vient des interprétations biaisées des mâles dominateurs et de leurs clergés depuis le califat instauré à la mort du prophète. Ni le Coran, ni Muhammad ne voulaient d’un calife comme autorité religieuse pour relayer celle du prophète. Leurs inventions hasardeuses peuvent être récusées avec le texte sacré. De plus, la langue arabe et le contexte social n’ont cessé d’évoluer depuis le moment prophétique. Du vivant de Muhammad, ses contemporains comprenaient très bien le sens des versets proclamés par le plus écouté des prophètes de Dieu. L’idéologie de vénération des premiers compagnons, celle des salafistes, est absurde, car leur contexte n’est pas transposable au monde moderne. Il en est de même pour les apôtres de Jésus.

1 La folie guerrière et la Paix du Saint

La guerre est toujours une horreur, mais la lâcheté face aux criminels est injustifiable. L’humanité a connu récemment de grands criminels comme Hitler et Staline ou contemporains comme Poutine et Khamenei. Ils constituèrent une solide clique d’endoctrineurs de leur peuple, puis ont financé et armé des bataillons de tueurs aveugles.

Il n’y a pas de guerre juste par essence. La décision d’approuver ou de participer à une guerre officielle (ou de fait) est affaire de conscience individuelle et d’appréciation réfléchie des circonstances précises. Le droit à la désobéissance, au refus de tuer dans des guerres insensées ou des massacres aveugles est fondamental et doit être respecté. Il n’y a pas si longtemps, l’armée française fusillait les déserteurs sans discernement et créait de nouveaux drames et des cas de conscience en chaîne.

L’attitude juste et sage de résistance au mal ne peut-être déterminée que dans l’âme de chacun. Le cancer du mal qui s’est répandu dans l’Iran moderne et a métastasé dans les pays voisins sous l’impulsion du dictateur Khamenei est très particulier et n’a cessé d’inspirer ou de commanditer des crimes et de provoquer des guerres.

Netanyahou répétait la nécessité de couper la tête du serpent iranien qui menace la survie de l’Etat qu’il dirige. Mais le décès récent du criminel en chef du pouvoir chiite est-il une solution durable au problème qu’il pose à tous, y compris aux jeunes iraniens ? Il est nécessaire de bien comprendre l’histoire de la Perse et de l’Iran moderne pour réfléchir à l’avenir et se débarrasser des métastases qui survivront à l’élimination d’un homme et d’une partie de sa milice de tueurs.

Que dit la Parole sur la résistance à la violence armée ? La Bible comme le Coran autorisent une exception à la règle fondamentale de respecter la vie humaine (« Tu ne tueras point »). La lutte armée est légitime dans deux cas, soit la légitime défense, soit quand des hommes veulent s’emparer par la force des maisons et des terres des autres, ce qui est interdit (« Tu ne convoiteras par le champ ni la maison de ton voisin »).

Ce n’est que quand ces principes de la Torah seront respectés qu’une Paix sage pourra être négociée et signée. C’est la Paix du Saint juste et durable à laquelle le monde aspire. La guerre peut et doit être vaincue (post 87).

2 La continuité monothéiste dans la Parole : Gathas, Bible et Coran

Ni la Bible ni le Coran ne peuvent se comprendre si on brise (comme le font les clergés humains) la continuité prophétique des envoyés de Dieu passant par Zarathoustra (post 5), puis par Moïse, Jésus et Muhammad.

Zarathoustra, le grand prophète né aux confins de la Perse, n’est pas cité dans la Bible, mais les « mages » qui se réfèrent à lui sont évoqués en une occurrence du Coran (sourate 22/17) parmi les gens du Livre. C’est donc bien une Révélation à inclure dans un monothéisme sans ambiguïté comme celui d’Abraham.

Ce blog date Zarathoustra d’environ – 2300 av. J.C., donc bien avant la formulation du Veda et la vie du prophète Abraham. Mais le texte prophétique a été altéré par les prêtres zoroastriens qui ont squatté son héritage spirituel. Le prophète Zarathoustra a reçu ses premières Révélations du Créateur à 30 ans, il est mort assassiné à 77 ans, après avoir subi la persécution des pouvoirs religieux sacrificiels du mithraïsme que son message dérangeait.

Ces poèmes, les Gathas ont été écrits en vieil iranien, donc sont antérieurs aux textes avestiques tels que les mantras du Zend Avesta. Selon des fouilles effectuées au Turkménistan à Merv en 2006, sa date d’écriture remonterait entre 2000 et 1700 avant J.-C.

Selon le Šāyast-nē šāyast (13.50-52), les Gathas consistaient en 278 strophes (wacast), 1 016 vers (gāh) et 5 567 mots (wāzag). Dans les textes plus tardifs de l’Avesta, les Yashts (« Hymnes sacrificiels »), 21 cantiques accompagnant les sacrifices sont composés à la louange des principales divinités, dont Ahura Mazdâ, les Amesha Spenta, Anahita, le Soleil, la Lune. On voit donc bien réapparaître un polythéisme que le prophète monothéiste avait combattu avec énergie.

Dans les Gathas, le dualisme zoroastrien du bien et du mal concerne uniquement la mentalité et la pensée humaines. Mais dans les dérives tardives comme celle de Mani, on voit apparaître également un dualisme essentiel, une lutte permanente entre le Bien et le Mal, une conception de la religion mithraïste qui avait précédé le prophète.

L’altération des écritures est malheureusement une dérive classique de la religion qui instaure des prêtres, des cultes et complexifient inutilement le message du prophète. On l’observe nettement dans le christianisme, mais l’islam y a heureusement échappé dans la plupart de ses branches, sauf le chiisme avec ses mollahs.

3 Perse et Iran

Depuis Cyrus le Grand, la Perse est devenue un grand empire très tolérant à l’égard des minorités. Les remarquables compétences gestionnaires de ses élites ont permis d’enrichir sa population et même d’absorber sans disparaître ses nombreux conquérants, dont en dernier les cavaliers arabes. Leur conquête fut sanglante. La doctrine du chiisme duodécimain a été imposée en 1501 par Ismaïl qui se fait couronner chah après la victoire de son armée. C’est une branche très minoritaire de l’islam.

Après 2500 ans d’organisation impériale, Khomeini, un ayatollah adepte de ce chiisme, a abrogé l’empire pour le transformer en « République islamique » avec des résultats calamiteux. Ses clergés ont répandu la haine (« mort aux USA, mort à Israël, les grand et petit Satan »). Désigner des ennemis mortels soude la population derrière ses pouvoirs et l’agression par l’Iraq de Saddam Hussein, armé par les occidentaux, a renforcé l’emprise des mollahs. La prise d’otages dans l’ambassade américaine a détruit les bonnes relations établies par le shah Pahlavi.

Pour l’information des nouveaux lecteurs du blog qui s’inquiètent à juste titre pour l’avenir de la jeunesse iranienne, je recommande une lecture attentive des deux premiers posts parmi les quatre publiés fin 2022. Le post 63 est un vibrant hommage au slogan inspiré de la jeunesse iranienne, femme vie liberté. Le post 64 est un rappel historique détaillé de la longue histoire de cette grande nation dont même les iraniens n’ont qu’une connaissance partielle.

Ensuite, le post 65 rappelle la Constitution iranienne en vigueur qui doit être éradiquée avec ses pièges. Il est pertinent comme objet d’étude pour les jeunes à sensibilité juridique. Enfin, le post 66 donne des éléments factuels sur l’historique du chiisme et l’itinéraire tortueux de l’ambitieux Khomeini et de ses élèves.

Ces posts successifs ont reçu moins de 500 visites, relativement peu pour ce blog, mais il suffit qu’une poignée de jeunes iraniens concernés par l’avenir de leur peuple copient les contenus qui les intéressent et les partagent pour y réfléchir ensemble. Ils sont tout à fait libres de le faire, je n’impose pas de copyright sur mon blog, mon travail est au bénéfice de tous.

Les guides spirituels autoproclamés du chiisme iranien sont à l’évidence des criminels, mais je m’interdis de les juger (« Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés », disait le prophète Jésus que le Coran qualifie de « Parole de Vérité »). Juger, c’est préjuger des intentions d’une personne que Dieu seul connaît et a fortiori de son salut que l’état de son âme détermine. 

Par contre leur idéologie du Velayat-e faqih, le gouvernement du docte, est une imposture. Le Coran n’a pas été révélé à des intellectuels ou des théologiens mais à un homme au caractère noble, un prophète qui s’exprimait simplement pour guider les fidèles pour la plupart illettrés qui l’écoutaient. Il est compréhensible pour tous ceux qui vivent une spiritualité sincère.

Quand, comme moi, on ne connaît pas l’arabe classique ni les travaux des savants musulmans, si on est perplexe sur le sens d’un verset, on peut demander à un fin connaisseur comme Tareq Oubrou de lever des incertitudes de compréhension. Mais ce n’est pas la qualité de mollah ou de moufti qui détermine la pertinence de la réponse. Chaque croyant reste libre du sens qu’il retient.

Les divergences et confrontations entre « savants » prouvent bien qu’il n’y a pas pour les textes sacrés comme en science la vérité et l’erreur qui peuvent être départagées par le calcul ou une expérimentation. La jeunesse iranienne trouvera sa Voie Droite dans la prière, la méditation sur les textes et la concertation entre eux.

Faisons lui confiance !

4 Phénicie et Liban

Depuis longtemps les libanais et leur pays me tiennent à cœur. C’est le seul pays de la région où les musulmans et les chrétiens étaient à peu près en équilibre démographique, mais beaucoup de chrétiens quittent la région pour de nombreuses raisons, en particulier parce que ce pays a subi des intrusions nocives de pays voisins, la Syrie, l’Iran et Israël.

J’ai parlé du Liban dans mes post 96a, 96b et 107

Il faut d’abord noter que même si les libanais parlent arabe au quotidien, ce sont ethniquement des descendants de cananéens, des phéniciens, avec un apport de peuples de la mer venus de Lydie. Les arabes sont venus après, surtout des chrétiens maronites (persécutés par les clergés byzantins) et des druzes chiites (fuyant l’oppression mamelouk) qui ont connu des rivalités de territoire parfois violentes dans le chouf du Mont Liban.

Sa position stratégique et ses réserves en eau attirant les convoitises ont contraint ses habitants à subir les guerres des autres, en particulier lors de la domination ottomane contestée par les européens et plus récemment parce que les libanais ont eu la bonté d’accueillir les réfugiés palestiniens. Ils ont importé leur conflit interminable avec Israël. Ce fut une cause déterminante de la guerre civile de 1975 à 1990. Une conséquence dramatique de ces guerres à répétition est que plus de 80% de la population, d’un haut niveau d’éducation, doit maintenant vivre avec moins de 6$ par jour et continue à subir les guerres des autres !

Le Hezbollah prétend être le « parti de Dieu » alors qu’il tue sans hésitation dans son idéologie de conflit total pour détruire Israël, le soutien aux palestiniens n’étant qu’un prétexte facile. Son chef, tué depuis dans une frappe israélienne, avait fait alliance avec l’Iran pour recevoir des armes et un soutien financier et logistique important. Il s’enrichit aussi grâce au trafic de drogue.

Il a longtemps bénéficié d’un soutien populaire dans les banlieues chiites en déshérence du Sud de Beyrouth, car ses militants étaient très actifs dans les œuvres humanitaires. Mais la population libanaise est de plus en  plus hostile à cet Etat dans l’Etat qui provoque en permanence une armée beaucoup plus puissante qu’eux, Tsahal. La population israélienne a conscience que l’arc chiite constitué par Khamenei veut sa destruction totale et constitue une menace existentielle. Elle n’hésitera pas à le combattre, même préventivement.

Dans la nuit du 1er au 2 mars, en réponse à la mort d’Ali Khamenei, le Hezbollah fait son entrée dans la guerre et lance des salves de roquettes et de drones vers le nord d’Israël, déclenchant un cycle de vengeance. Le rejet de cette milice a atteint un sommet au Liban. Son gouvernement vient d’interdire ses activités. On peut espérer que cette métastase du cancer Khomeini sera éradiquée pour que la société libanaise puisse enfin se reconstruire sur une base de fraternité nationale et avec l’aide des nombreux émigrés libanais.

5 Géospiritualité et non géopolitique

Quand j’écoute les conversations courantes ou les plateaux médiatiques pour mieux comprendre ce qui agite les esprits de mes frères humains, je constate que la politique est un de leurs sujets de prédilection. Une des raisons est l’envie de polémiquer : la guerre des mots est moins risquée que celle des armes. Une autre est que les clivages politiques comme gauche ou droite donnent l’impression aux protagonistes qu’ils affirment leur identité en prenant parti pour un camp.

La politique devrait être la bonne gestion de la cité et de la nation, elle est surtout l’art du verbiage, des fausses promesses et du dénigrement du concurrent par tous les moyens. Quand on passe à un échelle plus large, c’est la géopolitique à l’échelle mondiale, mais la réduction mentale est la même. On bavarde sur les discours des puissants, on spécule sur leurs intentions et décisions, on réduit le monde à une opposition entre deux camps. En fonction de la sensibilité des individus et des médias, on oppose souvent le camp des bons et le camp des mauvais en croisant les doigts pour que les bons l’emportent.  Mais le clivage idéologique fait que les bons pour les uns sont les mauvais pour les autres.

On dit que la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens, ce n’est pas faux. La géopolitique est un accompagnement des guerres et n’a pas pour objectif d’établir une paix durable entre humains. Les médias français ont beaucoup plus d’audience quand ils parlent de catastrophes et de guerres. Ils invitent les officiers supérieurs et analystes géopolitiques sur leurs plateaux pour débattre des dernières nouvelles des fronts en nous montrant les cartes des guerres en cours et les destructions sur le terrain.

Ce sont les jeunes générations, disons les 15-35, ans qui changeront le monde. Quand elles auront atteint mon âge, dans un demi-siècle, l’agitation mentale de notre époque sera complètement dépassée et les prévisions des géopoliticiens se seront avérées fausses. J’espère de tout cœur qu’il y a aura moins de guerres, mais nous devons tous y travailler, y compris les vieux comme moi dont l’âme aura depuis longtemps quitté cette planète. Or les analyses sérieuses sur les causes profondes et complexes des guerres en cours passent au second plan dans les actualités.

Une meilleure compréhension de chaque situation est pourtant incontournable pour prévenir les guerres, les calmer, les arrêter. Dans le cas de la guerre actuelle où l’Iran et le Liban sont bombardés, il faut aussi réfléchir sérieusement sur les textes sacrés pour dissiper les voiles d’ignorance qui aveuglent les protagonistes. Le Coran d’origine est presque toujours méconnu des musulmans et ignoré des chrétiens. Dans un demi-siècle, l’Evangile et le Coran seront toujours là et les fauteurs et profiteurs de guerre de notre génération auront disparu.

C’est pourquoi ce blog propose de réfléchir dans une logique de géospiritualité (post 69). J’espère de tout cœur que les jeunes libanais, lassés des conflits et de l’ignorance mutuelle, le feront.

6 Un message du Créateur en 1997

En 1997 dans un Message reçu par Gilles (post 77§4), le Créateur nous dit :

Dans le monde d’autrefois, à diverses étapes sont venus sur cette terre mes prophètes. Ce qu’ils disaient correspondait à ce que chacun pouvait recevoir. Leur vocation était d’ouvrir la voie aux hommes d’alors, et cette vocation, ils l’ont accomplie au péril de leur vie. Avec humilité mais aussi avec force, tu les honoreras comme tu honores ton père, tu les admireras comme tu admires le chêne planté face au vent, tu te pencheras sur leurs enseignements avec la vénération que tu as pour la fleur dans sa perfection passagère. Mais ensuite, tu regarderas au-devant car les temps ont changé et s’approchent les grandes mutations

Dieu ne nous contraint pas, Il nous indique la Voie Droite dans laquelle j’avance résolument. Il convient donc de lire avec vénération les enseignements de tous les prophètes, sans discrimination comme le font les religions. Mais Il nous indique aussi que la perfection de leurs paroles est passagère, nous devons les contextualiser et les adapter à notre époque.

Il ajoute : Les hommes de prière sont le socle du monde… Honorez les ermites de toutes les religions ! Le message est limpide et correspond à l’Appel du Coran (49/13) pour que les croyants s’entreconnaissent et rivalisent en bonnes œuvres.

On constate aussi que le Créateur ne nous appelle pas à choisir une des religions que les hommes ont constituées au fil du temps. Il nous invite à fraterniser avec tous les hommes de prière, une des démarches les plus simples étant de prier avec eux, ce que je fais dans la joie fraternelle.

Le message nous dit aussi : « Avancez-vous donc vers Moi afin que je vous voie mieux. Aimez mes créatures, car Je les ai faites à mon image, au-dessous et pourtant au-dedans de Moi ».

Il rappelle que l’amour universel est la clef de l’avenir de l’humanité.

7 Que puis-je faire comme âme aimante vivant en France ?

Votre bloggeur s’est mis au service exclusif de Dieu et de sa Parole, car il a compris depuis plus d’un demi-siècle que les clergés religieux nous trompent, volontairement ou inconsciemment, et nous divisent en cautionnant des guerres fratricides.

A 75 ans, un accident de santé sérieux vient de me rappeler mes priorités de vivant. Il est urgent, avant que mon âme ne quitte mon corps vieillissant, de transmettre au mieux le fruit de mon travail assidu de prière et de méditation sur les enseignements de tous les prophètes et les déviations initiées par les pouvoirs religieux. La mort de mon corps biologique approche, mais c’est de notre âme que nous devons nous préoccuper.

Mon modeste blog, démarré depuis 5 ans est devenu trop volumineux pour qu’un lecteur y retrouve facilement ce qu’il cherche. Pour les humains à l’esprit ouvert vers l’avenir, je dois faire une synthèse accessible. Je rédigerai et ferai publier un livre d’ici un an environ. Ce blog est gratuit et le restera, il peut être utilisé librement par tous en espérant qu’il sera utile à ceux qui veulent contribuer au Bien universel et intemporel. En particulier la jeunesse iranienne à cette période cruciale de la longue histoire de la Perse devenue l’Iran.

Ce livre me coûtera de l’argent. Les gros éditeurs sont rarement intéressés par les petits tirages de la spiritualité hors religions et les auteurs inconnus, et les petits éditeurs demandent que l’auteur finance le projet et achète des livres. Heureusement, j’ai travaillé beaucoup toute ma vie et très peu consommé. Grâce à Dieu, j’ai pu élever dignement mes trois enfants et j’autofinance mon travail pour Lui.

Je me suis aussi préparé à l’effondrement des retraites dans le pays où je vis, qui vit au-dessus de ses moyens depuis 1981, dans la totale indifférence aux dettes qu’ils laissent à leurs enfants. L’histoire nous enseigne qu’aucun soi-disant expert ne s’est avéré capable de prévoir le début et l’ampleur des crises financières. Elles font de terribles dégâts chez les plus pauvres.

Mes frères iraniens et libanais pâtissaient déjà d’une profonde crise économique. La guerre qu’ils subissent amplifiera les drames humains. En Iran, un grand pays qui devrait être riche avec toutes ses ressources humaines et ses matières premières, l’appauvrissement généralisé est dû à l’incurie et l’incompétence des pouvoirs qui se sont succédés depuis l’arrivée de Khomeiny en 1979 et détournent l’argent de leur pays vers leurs milices et l’armement. Au Liban, la crise est tout aussi dramatique et les pouvoirs en sont responsables, mais le contexte est très différent. C’est la corruption et la rivalité entre les puissants de la religion et de la politique qui a précipité ce pays dans la crise.

Mais que puis-je faire pour eux ? Même si la notion d’étranger ne me convient pas, je dois admettre que je suis considéré comme un étranger pour les habitants de ces pays et que mes moyens d’actions sont très limités. Je n’ai plus la santé pour aller sur place. Je prie avec eux, la prière ne connaît pas de frontières.

Mais je veux et peux aussi travailler pour fournir à leur jeunesse des informations, des analyses et des éléments de réflexion pour faciliter l’instauration de plus de liberté, de justice de de Lumière dans leurs pays. Avec une pensée particulière aujourd’hui pour mes frères iraniens et libanais dans cette période difficile, c’est ce que je m’efforcerai de faire sans relâche.

Je suis convaincu que le retour à l’étude libre et partagée entre jeunes des enseignements des prophètes est incontournable pour dépasser les divisions entre croyants. En Iran, le rapprochement des Gathas de Zarathoustra et du Coran d’origine sera déterminant. Au Liban, c’est le rapprochement entre les enseignements initiaux des prophètes Jésus, fils de Marie et Muhammad qui sera déterminant. Ce sera plus facile car nos frères libanais parlent arabe et peuvent entrer directement dans le texte.

N’oublions jamais que Moïse enseignait d’aimer Dieu et d’aimer son prochain comme soi-même, ce que Jésus a rappelé dans l’Evangile.

8 Mise à jour du 20 mars

Dès le début de cette horrible guerre, les médias nous ont donné le sinistre décompte dans chaque pays des victimes innocentes et des assassinats ciblés. Depuis, la guerre continue et s’amplifie et la liste des morts et des blessés s’allonge et s’ajoute aux victimes des conflits précédents dans cette région.

Le peuple palestinien en est la principale victime, les résidents de Cisjordanie agressés par les colons avec ou sans l’aide de Tsahal, et surtout les Gazaouites depuis la guerre asymétrique menée par Tsahal en riposte à l’attaque du Hamas déclenchée depuis Gaza le 7 octobre 2023. L’hécatombe dépasse probablement les 100 000 morts palestiniens en quelques années et leur territoire de vie ne cesse de se réduire.

Le peuple iranien, qui osa descendre dans la rue dans l’espérance d’un changement de régime et d’un appui américain, a peut-être connu 30 ou 40 000 civils en quelques jours, assassinés froidement par les criminels armés au service du régime. Les bombardements israéliens et américains allongent la liste des morts et des blessés et créent un chaos social: plus de 3 millions d’iraniens ont fui leur domicile pour sauver leur vie.

Le peuple libanais est encore plus déstabilisé avec 20% de la population, soit plus d’un million de personnes, déplacés sous la contrainte, avec ou sans avertissement préalable de Tsahal. Netanyahou s’acharne contre ce peuple dont l’économie est en ruine et la capacité de défense militaire est très faible. C’est un calcul de politique intérieure.

Quand ces horreurs cesseront elles ? Trois hommes au pouvoir peuvent en décider, Netanyahou et Trump, qui ont lancé cette guerre, et Khamenei fils ou son remplaçant. Ce n’est pas le respect pour la vie qui les dissuadera, c’est le calcul géopolitique et financier des conséquences de cette guerre. Elles seront d’autant plus lourdes qu’elle perdurera. Et cela aura des répercussions sur la situation politique en interne, surtout aux USA, la superpuissance militaire.

Les marchés financiers, si chers à Trump, ont été les premiers à réagir brutalement dès le déclenchement de cette guerre. Ils détestent l’instabilité et savent par expérience qu’on connaît la date du début d’une guerre à grande échelle, mais que sa durée et ses conséquences sont imprévisibles. 6000 milliards de $ se sont effacés des marchés mondiaux en une dizaine de jours. La guerre en elle-même coûte plus d’un milliard par jour aux contribuables américain et les démocrates brandiront cet argument à l’approche des élections de mi-mandat.

Avec la hausse des prix des carburants et la déstabilisation économique et financière mondiale, il est de plus en plus prévisible que Trump perdra en novembre sa majorité parlementaire et une bonne partie de son pouvoir personnel. Dans les trois protagonistes, c’est le plus irréfléchi et imprévisible, Trump, qui changera probablement la donne à court terme.

Netanyahou, au pouvoir depuis trop longtemps est prévisible et a tout intérêt à semer le chaos en bombardant à l’éveugle dans la région et en assassinant de manière ciblée tous les dirigeants qu’il peut localiser. La seule bonne nouvelle serait que le peuple juif se révolte en masse contre lui, mais c’est improbable en période de guerre : la solidarité nationale l’emporte sur toute autre considération.

Le pouvoir iranien a manœuvré avec une grande habileté et sait que le filtrage du passage des bateaux par le détroit d’Ormuz lui donne un atout majeur. Il n’a pas hésité à envoyer ses missiles et drones contre les Etats du Golfe qui en ont reçu deux fois plus qu’Israél. Il connaît parfaitement les équilibres de la région et les faiblesses de chacun, il sait où et comment attaquer. Malheureusement, cette guerre irréfléchie a réduit la probabilité que le peuple iranien se débarrasse bientôt de ce régime qui l’opprime depuis 47 ans.

Impossible donc à ce stade de savoir ce que l’avenir proche nous réserve. Par contre, à long terme, on doit espérer que ces drames feront enfin réfléchir les humains sur l’absurdité des guerres et la nuisance des pouvoirs.

Je compte beaucoup sur les jeunes générations pour changer définitivement la donne dans les décennies à venir.